Partager l'article ! Un gouvernement libéral qui taxe les plus values des petits épargnants.: Qu'apprenons nous aujourd'hui sur la construction du budget de l'Etat ...
Qu'apprenons nous aujourd'hui sur la construction du budget de l'Etat pour 2010 :
- que le déficit sera le plus important jamais atteint à cause de la crise.
- que le déficit de la sécurité sociale atteindra 30 milliards d'euros.
Quels remédes sont proposés pour endiguer ce fléau ? :
- taxer toutes les ventes d'actions sans limite (en plus de la taxe carbone déjà mise en place)
- augmenter le forfait hospitalier.
Finalement, le gouvernement actuel, figure de proue du capitalisme et du libéralisme applique au premier contre-temps les méthodes dignes de nos bons dinosaures socialistes : faire payer les
classes moyennes. Notre cher président a clamé haut et fort qu'il combattrait les abus du capitalisme qui ont entraîné la crise actuelle, crise sans prédédent depuis un certain jeudi noir de
1929. Il a clamé haut et fort qu'il aborderait le sujet lors du G20 et que tout le monde se rallierait à son panache (mais tu n'arrives pas à la cheville d'Henri IV, Nicolas même avec des
talonnettes). Que fait on réellement ? Rien ou si peu sur les primes des traders, rien pour taxer davantage les spéculateurs effrenés. Par contre, les petits actionnaires seront tous obligés de
payer les impôts sur les plus values financières.
L'ensemble de la classe moyenne sera donc ponctionné pour diminuer les déficits de l'état.
Mais est-ce bien le bon raisonnement ? Plutôt que d'augmenter les prélévements, ne serait il pas judicieux de limiter les dépenses et les coûts prohibitifs de l'Etat. Les
entreprises privées, depuis le début de la crise n'ont pas augmenté leur prix, mais ils ont réduit les dépenses et les immobilisations (stocks, frais indirects ....) afin d'obtenir du free cash
flow et de continuer à rester rentable malgré la baisse des ventes et des entrées.
Mais l'état est incapable de faire cela. Avez vous déjà comparé le rendement d'une clinique privée et d'un hôpital public ? Dans le premier, le personnel médical traite le patient comme un client
( passage du médecin tous les jours, aide soignante et infirmière aux petits soins). Ce n'est pas le cas dans les hôpitaux publics, c'est tout juste si un médecin ose se déplacer afin de vous
informer et vous vous rendez compte que les aides soignantes sont en train de discuter alors que vous les appelez (c'est du vécu de moins d'un trimestre, il a fallu que nous menacions d'intenter
un procès pour que les médecins et le personnel médical daignent s'occuper de nous et ils venaient toujours à trois c'est à dire deux de trop!!!!!)
Enfin, la taxation des revenus financiers est une perte pour l'état à long terme. Il est évident que sur le court terme cela amène des entrées d'argent immédiates et permet
de réduire les déficits. Mais à long terme, ces commissions prises par l'état diminuent le consumérisme, donc l'emploi. Donc on se mord la queue, car ces taxes augmentent le chômage et donc les
dépenses de l'état. Il aurait été préférable de laisser cet argent "libre", ce qui augmente la consommation créatrice d'emploi (l'état aurait récupéré la même mise grâce à la TVA tout en ne
dépensant pas d'argent pour soutenir les chomeurs). Un exemple, si une personne vend 10 000 euros d'actions en faisant un bénéfice de 10 % soit 1000 euros. En prenant l'hypothèse simple que les
1000 euros sont sans cesse dépensés et que toutes les transactions se traduisent en salaire. A la fin, l'état a récupéré les 1000 euros mais il aura été créé 5000 euros de salaires. Si ces mille
euros sont taxés immédiatement, l'état récupérera les 1000 euros (dont 300 euros immédiatement) mais seulement 3500 euros de salaires seront créés. L'état devra donc à terme rembourser ces
1500 euros sous forme d'allocations chômage. La perte est donc de 30% pour les caisses de l'état.
Nous sommes très étonnés que le gouvernement ne raisonne qu'à court-terme (mais hélas, c'est souvent le cas) sans réfléchir aux impacts de ses décisions à long terme. Nous ne sommes pas des
ultras-libéralistes, car nous ne pensons pas qu'un système puisse s'auto-réguler, mais ces mesures sont à l'encontre des logiques capitalistes basiques. Ce n'est pas en augmentant les
prélèvements sur les classes moyennes que seront réduits les déficits et que les inégalités disparaîtront (bien au contraire). C'est la consommation de ces classes et des classes inférieures qui
permettent la création de richesse.
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